TLP, la petite histoire….

« Il était une fois des passionnés de vidéo voulant faire de la télé… C’est à peu près de cette façon que pourrait se résumer le début de l’histoire de cette chaîne locale. A Céreste, petit village du Luberon, sous l’impulsion de Monsieur le Maire, Gérard Baumel, un groupe de vidéastes amateurs se lance dans l’Aventure audiovisuelle avec les moyens du bord : un caméscope, une plante verte pour décor et un émetteur élaboré dans un garage par un « génialisime » professeur des ondes Jean-Marie Demol. Les premières émissions semblent être tirées d’une vidéo de vacances et le plus clair du temps d’antenne est occupé par des images fixes informant les habitants des quelques animations programmées au village, le tout porté par des musiques d’ascenseur. Pas de quoi battre des records d’audience. Et pourtant… Cet artefact de Télé va vite trouver son public.
Sur la place du marché, entre la boulangerie et l’épicier, les villageois parlent de plus en plus des ces drôles d’images qu’ils reçoivent désormais sur leur petit écran, et qui leur parlent, à contrario des Grandes Chaînes, du quotidien qu’ils vivent. Fort de cet écho positif, la petite équipe de TV Céreste va alors se décider à lancer son premier magazine : un rendez-vous faits de petits reportages annoncés par Sébastien Galaup sur les manifestations et les projets importants de la commune. Le ton est donné : TVC devient le lien entre les élus locaux, les associations et les habitants, une information pratique au service de la population. Même si aujourd’hui son cadre éditorial est plus large, cette notion de service est toujours l’un des axes forts de sa politique de programmes (magazines-service, contrats d’objectif).
Très vite soutenue et citée en exemple par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel comme étant le modèle le mieux adapté aux zones rurales, TVC obtient alors une autorisation permanente d’émettre et une augmentation de sa zone de diffusion (Après Céreste, c’est toute la Haute Provence et une partie du Luberon qui sont couverts). La chaîne change de nom et prend celui de Télé Luberon. L’équipe se professionnalise, le nombre d’émissions augmente et surtout une bonne dose d’humour est ajoutée à l’info locale. Le style TLP est trouvé !
2005, les images de la chaîne parviennent jusqu’à Manosque et sa région, dans la foulée Forcalquier est aussi couverte. La petite télé peut maintenant afficher son ambition : celle de devenir, un jour, la lucarne de toute une région. Télé Luberon est rebaptisée Télé Locale Provence.
Deux ans plus tard, l’équipe met en place et développe un site Internet qui fera date dans la petite Histoire de la Télé Locale en France puisqu’il permet le stockage d’une grande quantité d’émissions (Trois ans d’archives) et leur « visionnage » en mode plein écran doublé d’un téléchargement ultra rapide en haute résolution. C’est le www.tlp.fr
Fin 2008, TLP est l’une des 35 chaînes locales en France a être retenue pour le passage en TNT, le canal 21 est désormais son terrain de jeu numérique.
Janvier 2010, Michel Vitelli, ex industriel du bassin manosquin, prend en main les destinées de la chaîne. Il offre à l’équipe de nouveaux locaux tout neufs, une nouvelle adresse, un plateau plus grand et des conditions de travail meilleures. TLP décroche pour ses téléspectateurs la lune et rayonne, par satellite et le bouquet FRANSAT, chaîne 107, sur toute la France. Ses programmes s’étoffent de tout un contenu touristique.
Avril 2011, la diffusion se voit complétée par l’offre nationale « Box ORANGE », chaîne 243, ainsi que celle proposée par SFR/NEUF, chaîne 374.
Enfin, fin 2011, l’équipe parachève cette architecture en faisant accéder la chaîne au bouquet « NUMERICABLE » sur Avignon et sa région, chaîne 95. La Provence a désormais sa carte de visite : TLP, la Télé au soleil ».










